Éviter l'échec d'un projet de bureau virtuel ? - Astelis

Éviter l’échec d’un projet de bureau virtuel ?

Remote desktop

Des projets avortés ou incomplets

De plus en plus de PME s’intéressent aux bienfaits du bureau virtuel. Sur le papier, il est vrai, le concept présente de nombreux avantages et bénéfices.

Cependant, beaucoup d’entre elles hésitent encore à faire le pas.

Comment les en blâmer quand on constate que de nombreux projets de bureau virtuel n’aboutissent pas ou bien peinent à combler les attentes initialement exprimées.

Qu’ils soient conçus en interne, sur la base d’une infrastructure dédiée (Virtual Desktop Infrastructure) ou externalisées dans un cloud, les écueils et les freins sont souvent les mêmes.

Faire adhérer les utilisateurs au projet

Bon nombre de projets de bureau virtuel sont traités sous l’angle informatique uniquement. Ce faisant, les initiateurs de tels projets y voient avant tout les bénéfices pour l’équipe technique (allègement de la charge de gestion et de maintenance des postes).

Hélas, un bureau virtuel est avant tout destiné aux utilisateurs finaux. Ce sont eux qui vont l’utiliser au quotidien et qui doivent en valider le principe.

Pour y adhérer, ils doivent le comprendre et en percevoir les bénéfices. Il est donc indispensable de les impliquer dès le début du projet. Pour cela, vous pouvez constituer un échantillon représentatif des différents profils d’utilisateurs.

Si vous voulez faciliter la compréhension et donc l’adhésion, évitez les présentations trop techniques utilisant un jargon d’informaticien. Parlez du « nouveau PC », de la possibilité de télétravail ou de nomadisme. Vous seul connaissez votre métier et le job de vos collaborateurs. Soyez plus spécifique et évoquez les usages liés à leur activité.

Procéder à une check-list complète des applications

Un bureau virtuel n’a pas beaucoup d’intérêt s’il n’est pas utilisé pour accéder aux applications dont les utilisateurs ont besoin pour effectuer leur travail.

Cela peut sembler évident mais vous seriez surpris du nombre de projets qui ne traitent pas sérieusement ce point avant de se lancer.

En effet, il existe une immensité de logiciels applicatifs dans les entreprises et bon nombre d’entre eux peuvent s’avérer incompatibles avec une utilisation optimale au travers d’un bureau virtuel, qu’il soit interne (VDI) ou dans le cloud.

Que ce soit pour des causes techniques, des limitations fonctionnelles ou des raisons de sécurité ou de compatibilité, tous les logiciels ne seront pas facilement virtualisables. Il ne faut donc surtout pas chercher à virtualiser à tout prix car le résultat rendu pourrait bien être beaucoup plus complexe que prévu.

Au-delà de ces considérations, il ne faut pas oublier non plus de s’intéresser aux licences desdits logiciels. Même si la plupart des éditeurs ont fait des efforts pour en faciliter la virtualisation, il reste de nombreux points noirs chez bon nombre d’entre eux. L’opération peut même devenir un véritable casse-tête lorsqu’il s’agit de déchiffrer les règles de facturation et de droits à utilisation.

Ne pas calculer en amont les coûts de migration ou d’évolution des licences pour un projet de VDI pourrait mener à des surcoûts déraisonnables, susceptibles de remettre en question sa viabilité économique.

Bien définir les profils d’utilisateurs

Inutile de rêver, vous ne pourrez pas satisfaire tout le monde ! Vous aurez toujours des remontées négatives de la part d’un utilisateur avancé qui trouve que son bureau virtuel n’est pas aussi puissant ou confortable qu’avant. Bien sûr, il existe des possibilités de personnaliser chaque bureau virtuel aux besoins des différents collaborateurs. Mais prenez garde à ne pas multiplier les profils d’utilisateurs au risque de devoir passer votre temps à gérer les paramètres et mises à jour de vos images de postes. Il vous faudra faire des compromis, trouver les meilleurs dénominateurs communs entre vos différents profils d’utilisateurs, quitte parfois à assouplir certaines limitations. Ils n’en seront que plus satisfaits et adhéreront plus facilement au projet.

N’oubliez pas que l’un des objectifs d’un projet de bureau virtuel est d’alléger la gestion des postes de travail, pas de la complexifier !

Ne pas sous-estimer le projet

Nous l’avons vu précédemment, la complexité d’un projet de bureau virtuel peut prendre plusieurs aspects. Dans le cas d’un projet VDI interne, au-delà du coût des logiciels à virtualiser, il convient d’estimer le dimensionnement technique de l’infrastructure. En effet, un manque de mémoire, de capacité disque ou une faiblesse du côté des lectures/écritures disques (IOPS) peut sérieusement remettre en question l’utilisation d’un bureau virtuel. Nul doute que vous aurez rapidement une nuée de remontées négatives sur les performances de ces nouveaux PC virtuels et probablement une descente toute aussi rapide de la part des dirigeants !

Heureusement, de nos jours, il est relativement simple de faire évoluer techniquement les infrastructures mais n’oubliez pas que cela représente un coût qui reste lui très important.

Vous l’aurez compris, Il est important de procéder à la mise en place d’une phase pilote qui servira à valider le bon fonctionnement des différentes applications dans ce contexte virtuel.

En ce qui concerne les projets de bureau virtuel dans le cloud, le fait de sous-estimer les besoins en ressources aura bien évidemment un impact économique puisqu’il vous faudra souscrire à des postes virtuels plus puissants et donc plus chers. En revanche, le reste de l’infrastructure sera sous la responsabilité de votre fournisseur et son évolution devrait vous être transparente.

Ne pas surestimer votre votre capacité à gérer le projet en interne

Une autre façon de voir les choses, tout aussi cause d’échec est le fait de surestimer votre capacité à traiter ce type de projet. En effet, vouloir trop en faire nuit gravement à la santé du projet et à la vôtre !

De par notre expérience, nous pouvons dire qu’il est très souvent préférable de se faire accompagner, ne serait-ce que pour bénéficier d’un œil extérieur à votre organisation ou pour bénéficier d’un retour d’expérience qui peut vous éviter de nombreux écueils. Par exemple, nous savons qu’il est préférable de prévoir un projet en plusieurs phases plutôt que de vouloir généraliser l’usage du bureau virtuel pour toute l’entreprise d’un seul coup.

Ne pas oublier le cas d’usage

Cela peut sembler évident mais encore une fois, un projet de bureau virtuel ne se justifie que très rarement pour des raisons purement informatiques.

Il existe plusieurs raisons génériques et récurrentes dans les différents projets que nous traitons qui souvent justifient la mise en place d’un bureau virtuel. Celles qui reviennent régulièrement sont les suivantes :

  • Souplesse d’utilisation pour les utilisateurs en mobilité ou en télétravail
  • Facilité de reprise d’activité en cas de perte vol du poste physique ou en cas de sinistre
  • Récupération des données ou du PC virtuel en cas d’infection virale
  • Allègement de la charge de gestion du parc informatique
  • Réduction du coût de maintenance/remplacement du parc de PC

En fonction de l’activité de chaque entreprise et de la fonction de chaque utilisateur, chacun pourra trouver un ou plusieurs cas d’usage spécifiques qui permettront de légitimer et de viabiliser le projet.

Nous en découvrons régulièrement et nous sommes curieux d’en découvrir davantage, n’hésitez pas à nous faire part des vôtres, nous nous ferons un plaisir de creuser le sujet avec vous.

Comme vous le voyez, les raisons de rater un projet de bureau virtuel sont nombreuses. Mais après avoir lu cet article, vous mettrez toutes les chances de votre côté, d’autant plus si vous êtes bien accompagné ! 😉

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