Sauvegarde de données : avez-vous les bons réflexes ? - Astelis

Sauvegarde de données : avez-vous les bons réflexes ?

Sauvegarde et restauration

Quelle question !, répondrez-vous. Il est évident que je sauvegarde mes données tous les jours !

Bien évidemment, nous ne doutons pas que vous passiez le temps nécessaire à contrôler que vos sauvegardes se sont correctement déroulées. Cela fait maintenant quelques années que les médias et les prestataires rabâchent les mêmes consignes sur l’importance de la sauvegarde.

Si nous sommes un peu provocateurs, c’est essentiellement pour que chacun s’interroge sur cette tâche quotidienne qui, pour beaucoup, est assimilée à une corvée.

Car vous savez quoi ? Eh bien il existe encore un pourcentage important de TPE (environ 20%), et même de PME, qui ne sauvegardent pas du tout ou pas régulièrement leurs données vitales !! Et plus des 2/3 ne testent jamais leur capacité de restauration ! Étonnant non ? Notamment quand on sait que 80% des entreprises ayant subi une perte de données sévère disparaissent dans les 2 ans qui suivent…

Sauvegarde de vos données, pour quoi faire ?

Nous ne vous ferons pas l’affront de vous citer toutes les bonnes raisons qui justifient la sauvegarde des données mais nous rappellerons quelques points qu’il nous semble important de souligner.

Défaillance technique et malware

En premier lieu, la sauvegarde de vos données vitales peut vous éviter de devoir refaire toute votre comptabilité ou votre facturation depuis le début de l’année en cas de crash disque ou d’une base de données corrompue dans votre logiciel de gestion. De même, malgré l’excellente protection anti-malware dans laquelle vous venez d’investir, vous n’êtes pas à l’abri d’une infection par rançongiciel (cryptolocker pour les intimes). Dans ce cas,  sans une bonne sauvegarde, payez ou bien dites adieu à vos fichiers ou à vos plans et documents techniques du superbe projet que vous venez de remporter ! (ça sent le vécu non ?).

Défaillance humaine

D’une manière générale, vos données ne sont pas à l’abri d’une défaillance technique. Mais elles le sont encore moins d’une défaillance humaine voire d’une malveillance ! Vous pensez que cela n’arrive qu’aux autres ? Vous seriez étonné du nombre d’erreurs humaines qui justifient à elles seules le besoin de restaurer des données dans une entreprise.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les éditeurs de logiciels de sauvegarde les plus sérieux ont prévu une fonction de « self restore ». Comme son nom l’indique aux anglophones, il s’agit d’un portail dédié aux utilisateurs pour que ceux-ci puissent restaurer eux mêmes les fichiers effacés ou erronés. Ceci bien sûr, sans déranger leur administrateur informatique.

Sinistre

S’il vous fallait encore de bonnes raisons, il est facile d’évoquer les risques encourus par vos données lors d’un sinistre (inondation, incendie) ou lors d’un cambriolage. Vous imaginez très certainement l’impact d’un tel évènement sur votre entreprise. Mais il est fort probable, que comme beaucoup d’entre nous, vous ayez remisé cette idée au fin fond de votre cerveau dans la case des soucis auxquels on ne préfère pas trop penser !

Dans tous les cas, que vous soyez une TPE de 20 personnes ou une PME de 150 salariés, le bon fonctionnement de votre entreprise dépend de plus en plus de vos données numériques qu’il faut maintenant considérer comme l’un des actifs de valeur de votre société.

Les mauvaises raisons de ne pas sauvegarder vos données

Parmi les irréductibles qui ont fait le choix de ne pas mettre en place de solution de sauvegarde, nombre d’entre eux évoque la perte de temps et d’argent. Ne jugeant pas suffisante la valeur des données à protéger, ils pensent que ce serait inutile de passer du temps et de dépenser du budget à gérer les sauvegardes. Dans certains cas, l’argument pouvait être recevable il y a quelques années mais ne l’est plus aujourd’hui. Les solutions actuelles sont financièrement très accessibles aux petites entreprises et leur mise en oeuvre se fait très rapidement pour peu qu’on ait pris la peine d’y réfléchir au préalable.

D’autre réfractaires évoquent leur manque de confiance dans la capacité à restaurer les données en cas de besoin. C’est un peu comme douter de la capacité d’un airbag à limiter les blessures en cas d’accident ! Bien évidemment, la restauration des données ne peut pas être garantie à 100% compte tenu des paramètres qui rentrent en ligne de compte (fréquence, média, vérifications…). Malgré tout, une sauvegarde régulière permettra bien souvent de récupérer les données les plus importantes en cas de sinistre et c’est bien ce qui compte !

De notre point de vue, rien de peu justifier de nos jours l’absence d’une solution de sauvegarde en entreprise, à plus forte raison compte tenu de la croissance exponentielle des données numériques dont la valeur est vitale pour l’entreprise.

Les bons réflexes pour la sauvegarde de vos données

Stratégie de sauvegarde

Selon nous, le premier réflexe à avoir est de se poser les bonnes questions sur les données qu’il convient de sauvegarder et avec quelle stratégie. En effet, même dans le cas d’une petite structure, toutes les données produites n’ont pas la même importance ni le même cycle de vie. Sans rentrer dans le détail, on peut schématiquement considérer qu’il existe 3 types de données, catégorisées selon la fréquence de leur modification. Par exemple, les données dites « chaudes » sont souvent modifiées et nécessiteront probablement une sauvegarde quotidienne voire moins. Les données dites « froides » pourront se contenter d’une sauvegarde plus espacée. Enfin, les données « d’archive » sont généralement peu ou pas du tout accédées et doivent être conservées principalement à des fins d’historique voire de contraintes légales (on parlera d’archivage et non plus de sauvegarde même si les deux sont très liés).

Cette approche devrait vous permettre de limiter l’espace de stockage nécessaire et d’optimiser votre stratégie de rétention des points de sauvegardes.

3-2-1:  sauvegardez !

Le second réflexe est de respecter au plus près la règle du 3-2-1 initialement proposée par Peter Krogh et reprise par de nombreux éditeurs dont Veeam. Pour garantir la disponibilité des données sauvegardées en cas de sinistre, il s’agit de procéder comme suit :

  • 3 copies des données sauvegardées
  • 2 médias différents comme support de sauvegarde
  • 1 jeu de sauvegarde à l’extérieur du site de production (sauvegarde hors site)

Bien évidemment, une stratégie optimale comme celle-ci peut être difficile à mettre en oeuvre dans une petite entreprise. Néanmoins, la règle qui consiste à disposer d’un jeu de sauvegarde hors site nous semble sage et représente une protection complémentaire en cas de gros pépin dans vos locaux.

Restaurez régulièrement !

Last but not least, le test de restauration. Il est primordial de tester régulièrement votre capacité de restauration des données. Cela semble évident mais peu le font, par manque de temps, par crainte de perdre des données dans l’opération, ou par simple excès de confiance dans leurs médias de sauvegardes. Croyez-en notre expérience sur le terrain, il arrive beaucoup plus souvent qu’on ne le croit de s’apercevoir un peu trop tard que les bandes sont vides ou corrompues, que le job de copie sur le disque NAS ne tourne plus depuis quelques jours ou qu’il manque une partie des données que l’on pensait avoir sauvegardées ! Les solutions cloud d’aujourd’hui et la virtualisation des serveurs rendent les choses plus faciles et permettent en quelques clics de vérifier la capacité de restauration d’une machine virtuelle complète. Il ne faut pas s’en priver !

Rien ne vaut donc le test régulier de restauration et la supervision du fonctionnement des jobs de sauvegarde.

Conclusion

Ce rapide billet sur les bases de la sauvegarde nous semblait important à partager avec vous, notamment compte tenu des constats que nous faisons quotidiennement sur le terrain en la matière.

Ces conseils et informations ne sont pas nouveaux mais nous pensons que la sauvegarde de vos données et la santé de votre entreprise valent bien une piqûre de rappel !

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