Sauvegarde externalisée, késako ? - Astelis

Sauvegarde externalisée, késako ?

Backup and restore

La notion de sauvegarde externalisée est un concept dont l’interprétation peut parfois prêter à confusion. Ce terme est bien souvent compris comme le fait d’envoyer la totalité des sauvegardes vers un espace fourni par le prestataire. Vous entendrez aussi très probablement parler de sauvegarde en ligne ou de sauvegarde cloud.

C’est bien compréhensible puisqu’il existe sur le marché de nombreuses offres de sauvegarde en ligne (ou sauvegarde à distance). Ces offres, dites de sauvegarde externalisée ont pour principe d’exporter vos données vers le centre de stockage de l’éditeur.

Le terme de sauvegarde externalisée peut également être compris comme étant le fait d’en déléguer la gestion à un prestataire. Dans ce cas, on parlera plus généralement de sauvegarde managée ou de sauvegarde gérée. Le terme de Backup-as-a-Service (BaaS) est fréquemment employé pour désigner ce service « all inclusive ». Le logiciel et le services sont alors conjointement fournis par le prestataire sous forme d’abonnement. Ce dernier gère alors intégralement votre processus de sauvegarde et s’assure de leur bon fonctionnement. Idéalement, des tests de restauration devraient être régulièrement effectués pour s’assurer que les données sauvegardées restent exploitables en cas de sinistre.

Sauvegarde locale, la clé d’une restauration rapide

Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre de ces modes de fonctionnement, il est important de conserver une copie locale de vos sauvegardes, au plus près de votre production.

Vous l’aurez compris, dans le cas contraire, en cas de besoin de restauration, vous devrez rapatrier vos données depuis leur lieu de stockage distant via votre lien Internet. Son débit sera donc le principal goulot d’étranglement de la récupération de vos données. La récupération de quelques centaines de Gigaoctets pourrait prendre plusieurs heures et impacterait alors fortement le temps nécessaire à la restauration (le fameux RTO ou Recovery Time Objective).

 

Pour cette raison, les prestataires sérieux vous préconiseront presque toujours la mise en œuvre d’une solution à plusieurs niveaux comportant un espace local de sauvegarde complété d’un espace de stockage extérieur où celles-ci seront dupliquées.

On retrouve ainsi la règle du 3-2-1 édictée par Peter Krogh et largement promue par des éditeurs comme Veeam qui préconise :

  • 3 copies de sauvegardes
  • 2 supports différents (disque, bande, cloud…)
  • 1 copie à l’extérieur de l’entreprise

Sauvegarde « hors-site »

L’externalisation des sauvegardes en question concerne donc bien la copie de vos sauvegardes en lieu sûr. Celui-ci se trouve donc obligatoirement en dehors du site de production afin que celles-ci restent disponibles même en cas de sinistre.
Chez Astelis, nous préférons utiliser le terme de sauvegarde « hors site » (off site backup in English) qui nous semble mieux imager ce mode de fonctionnement.

 

La sauvegarde « hors site » n’est pas LA solution ultime mais elle est un excellent complément aux sauvegardes locales traditionnelles. De plus, et à condition de réfléchir quelque peu à la disponibilité du dispositif de restauration, elle peut avantageusement remplacer la gestion des librairies de bandes.

Grâce à elle, vous vous affranchissez de la gestion fastidieuse des bandes ou des disques qu’il faut penser à sortir du bureau régulièrement et vous gagnerez en flexibilité, en simplicité tout en bénéficiant d’une meilleure assurance de reprise en cas de sinistre.

Après avoir parcouru cet article, vous aurez, nous l’espérons, une idée plus claire de la notion de sauvegarde hors site et de ce qu’elle peut vous apporter.

Dans un prochain article, nous pousserons plus avant l’exercice de vulgarisation en nous attaquant à la thématique du plan de reprise sur incident ou plan de reprise d’activité (PRA) à destination des PME.

Mais ça, c’est une autre histoire…

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